Bougival : projet de digestion, ou de gestation ?
- Wadridri Hnore

- 24 juil. 2025
- 1 min de lecture
Édito – Juillet 2025

Un État dans l’État.
Un petit État dans le ventre d’un gros État.
C’est peut-être cette sensation de s’être réveillé, le 12 juillet dernier, dans le sein d’un autre État, qui prend tout le monde aux tripes, qui effraie, ou bien qui rassure.
Car à notre connaissance, lorsqu’on est dans le ventre de quelqu’un, il n’existe que deux suites possibles :
Soit on est digéré,
Soit on est appelé à croître, naître, couper le cordon, grandir, prendre quelques bons conseils de sa maman, et devenir un être indépendant.
Quel visage aura cet enfant ?
Comment s’appellera-t-il ?
Est-ce que ce sera vraiment à nous de choisir, ou aux géniteurs, pardon, aux élus ?
Souffrira-t-il de ce que les scientifiques appellent l’épigénétique, cette mémoire douloureuse transmise dans l’ADN (pas l’Accord de Nouméa, l’autre… quoique) ?
Enfin, pourvu que la grossesse se passe bien : sans stress, sans rapports toxiques. Et que la mère ne se prenne pas de coups de pied intempestifs de bébé,ni des nausées toutes les cinq minutes provoquées par son agitation.
Quant au sexe, ce sera certainement une surprise. Il ne serait même pas genré, puisqu’apparemment de son propre genre. Intéressant.
Du coup : binaire ? Encore ?
Ou alors… Eh bien, oui, la digestion.
Englouti. Avalé. Dissous.
Jusqu’à disparaître pour rendre maman plus forte.
À l’énoncé de cette métaphore qui nous donnait le sourire, certains nous ont répondu qu’ils savaient déjà par quel côté ils aimeraient sortir…



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